Paroles « Brèves d’ici et d’ailleurs »

Ce qu’on laisse

J’ai rangé mes colères
Et étouffé mes orages
Les mots lourds lancés comme des pierres
Sont enfouis dans des cages
J’ai mis mes souvenirs
Dans une boite sans image
Avec les ouvenirs qui tachent encore mes page

Tout ce qu’on laisse
C’est pas nos gestes, c’est pas notre nom
Nos tempêtes, pas plus que nos démons
Car c’est l’envie qui seule nous façonne
Et fait ce que nous sommes
Ce qu’on laisse, c’est juste ce que l’on donne

J’ai brûlé l’ordinaire
Sur l’autel de la rage
Ramassé les éclats de verre
Des amours sans visage
J’ai bâti mon sourire
Sur les ruines d’un naufrage
J’emporte mes désirs comme unique bagage

Tout ce qu’on laisse
C’est pas nos gestes, c’est pas notre nom
Nos tempêtes, pas plus que nos démons
Car c’est l’envie qui seule nous façonne
Et fait ce que nous sommes
Ce qu’on laisse, c’est l’écho d’un coeur qui résonne

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Nevada blues

Seul sur la route Cinquante
Sans trop savoir où elle m’emmène
Au volant de ma Mustang
J’écoute le chant de Sand Mountain

Aucune raison, et aucune envie
Ni de partir, ni de rester
Si le temps se gâte, j’attends une éclaircie
En regardant le sable s’envoler

Aujourd’hui est incertain
Demain sera ou ne sera pas
La vie s’écoule entre mes mains
Comme le sable du Nevada

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Je pense à toi

Rien ne sera jamais
Plus comme avant
Toi qui m’aimais
Depuis la nuit des temps

T’es partie
Et tout s’est assombri

Où que tu sois
Je pense à toi

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Quand on aime

On aurait pu faire comme tant d’autres
Ces clichés où trop d’amours se vautrent
Sans bruit ni panache
Comme une litanie que l’on rabâche

On se serait dit : c’est ça être heureux
Se regarder dans le blanc des yeux
Une vie un peu mièvre
Des poncifs qu’on susurre du bout des lèvres

Mais quand on aime
Lorsque l’on aime vraiment
On cherche l’élan
L’ivresse des émotions les plus extrêmes

Perdre la raison
Se brûler les ses au-delà de tout
Que ce soit fou
Il n’y a pas de tiédeur dans la passion

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Entre zéro et l’infini

Entre zéro et l’infini
Il y a un, pauvre de moi
J’arpente le monde tout engourdi
Quand je suis trop à l’étroit
Je me console en rêvant
Et j’attends

Après un, il y a deux
Commence un nouveau jeu
Mais qui étais-je donc avant toi
Un fantôme, un pauvre hère
Apatride et sans foi
Voilà qu’on fait la paire
Infiniment/p>

Des millions, même des milliards
Quel étrange bazar
Culture, croyances, couleurs, langues et races
Equilibre fragile
Chacun cherche sa place
Au bout que reste t-il
A part toi et moi

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L’ombre

J’étais fureur, une poudrière humaine
Qui s’enflammait à la moindre étincelle
Tout était bon pour que je dégaine
Et qu’aussitôt je vomisse mon fiel

J’ai bâti pierre après pierre
Tout retombe en poussière
On ségare au fil des pages
Le temps perd son visage

J’ai donné mon sang
Pour que mes rêves décollent
Mais ils sont pourtant
Restés cloués au sol
Tout n’était qu’un leurre
Pour faire taire ma haine
Murs et cages demeurent
Et je garde mes chaines

L’ombre a gagné
Les jours m’ont dompté
J’avance résigné

J’ai laissé mourir la flamme
Et à ma façon je pars
Inutile d’en faire un drame
Tu sais bien qu’il est trop tard
Je vois ma vie qui défile
Funambule sur son fil
A présent l’ombre me guide
Et m’entrainevers le vide

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Tout ira bien

Toi, c’est pas la joie
Tu sais pas bien où t’es, ni où tu vas
Trop plein de galères
Comme si la vie aimait te la faire à l’envers
Tout cabossé
Si fatigué que tu ne sais même plus comment rêver

T’as tant de questions
Tu doutes, tu trembles, tu feins et tu tournes en rond
Mais à quoi ça sert
Tout ce qu’on peut faire si chaque fois qu’on joue on perd
A bien chercher
On peut quand même trouver des raisons d’espérer

Y’aura des étincelles, des étoiles dans le ciel
La caresse du soleil
La voix d’un ami, des mélodies
L’amour et ses folies
Tout ira bien
Il fera plus clair demain
C’est certain

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Remonter le temps

Parler pour ne rien dire
Donner le change, chaque fois se mentir
Un beau discours pour combler le vide
Et traverstir un monde insipide

Remonter le temps, tout effacer
S’endormir en rêvant qu’on peut tuer
Le silence des absents et oublier
En murmurant du vent, ouh ouh, ouh ouh

Cacher les idées noires
Jeter des mots, forger des histoires
Trouver des biais, adoucir le passage
Laisser croire qu’on a tourné la page

Remonter le temps, tout effacer
S’endormir en rêvant qu’on peut tuer
Le silence des absents et oublier
En murmurant du vent, ouh ouh, ouh ouh

Ne pas se voir vieillir
Ne pas vouloir mourir
Couvrir les âmes chagrines
De paroles anodines

Pleurer toutes ses larmes
Et de guerre lasse, déposer les armes
User les heures en tentant d’accrocher
Des étoiles sur les murs fatigués

Remonter le temps, tout effacer
S’endormir en rêvant qu’on peut tuer
Le silence des absents et oublier
En murmurant du vent, ouh ouh, ouh ouh

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Petite étoile

Elle courrait insouciante et légère
Eclats de rire, vent de lumière
Dans les brasd’un monde où le mal partout se terre

Un funeste hasard comme une offense
Et soudain une vie d’innocence
Sombre sous des mains de plomb et de violence

Brille, petite étoile brille encore
Dans nos âmes, dans nos accords
Ton souvenir nous rend plus fort
Lorsque nos larmes creusent la nuit
Que l’ombre engloutit nos cris
Ton éclat chasse l’oubli
Et l’amour reste en sursis

Tous les anges ont déserté les cieux
Lorsque tu as fermé les yeux
En repensant pour une dernière fois aux jours heureux

Les mots sont si vains quand tout s’effondre
Quand l’injustice ronge le monde
Et que tu tumulte resurgit la bête immonde

Brille, petite étoile brille encore
Dans nos âmes, dans nos accords
Ton souvenir nous rend plus fort
Lorsque nos larmes creusent la nuit
Que l’ombre engloutit nos cris
Ton éclat chasse l’oubli
Et l’amour reste en sursis

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Espoirs et pormesses

Défier ses peurs et ses faiblesses
Voler au vent ivre de promesses
Sentir son coeur frémir d’impatience
Forcer sa vie loin des évidences

Bouge, essaye encore
Plus haut, plus fort
Avant d’être mort
Ose, sans te mentir

Choisis d’écrire cet avenir
Auquel tu aspires

Même si la nuit les emporte au loin
Les espoirs reviennent chaque matin
Depuis toujours le monde puise en nous
Les rêves qui l’aident à tenir debout

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En transit

Je traine mes bottes sans la poussière
Sur la route dans les pas de Kerouac
Le jour, je suis l’astre solaire
La nuit, sous la lune, j’installe mon bivouac
Je volette dans l’éphémère
Entre le ciel et le tarmac

Etranger
En transit
Je préfère partir avant qu’on me quitte
Fuir avant d’être oublié

Je traine ma vie le nez en l’air
Au gréde mes envies, le coeur en vrac
Cherchant une belle aventurière
Que je puisse inviter dans mon hamac
Mon insouciance en bandoulière
La curiosité me cornaque

Etranger
En transit
Je préfère partir avant qu’on me quitte
Fuir avant d’être oublié

Je traine un spleen de Teddy-bear
Quand je mélange le miel et le cognac
Mais dans ces moments tout s’éclaire
Et soudain tout devient paradisiaque
Je vois refleurir les déserts
Des sourires dans ma Cadillac

Etranger
En transit
Je préfère partir avant qu’on me quitte
Fuir avant d’être oublié

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L’âme soeur

Lorsque les rues se rallument
Dans la fraicheur du soir
Et que Pierrot sort sa plume
Pour raconter ses histoires
Parfois il me vient l’envie
De croiser un regard
Alors je sors dans la nuit
Déambuler au hasard

Lorsque les rues s’accoutument
Aux errants, aux fêtards
Et que Pierrot prend sa plume
Pour déclamer ses espoirs
On se retrouve des milliers
Les malades du coeur
Obnubilés par l’idée
De rencontrer l’âme soeur

Dans la foule un peu veule
Sous les néons qui veillent
On boit trop, on boit seul
Parmi tous ses pareils
Puis le mot devient rare
Et le geste imprécis
On s’attarde au comptoir
Pour oublier l’ennui

Lorsque les rues se résument
Aux passants du hasard
Et que Pierrot perd sa plume
Au vent sourd du désespoir
Je retourne enfin chez moi
Plein de vide et d’alcool
Seul mon lit m’ouvre ses bras
Et le sommeil me console

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