Paroles « Zone de turbulences »

Les passants

Vois-tu comme nos jeunes années se vident
Et comment notre printemps se ride
On n’a plus le goût pour inventer des chemins
Notre bon temps s’effrite et s’enfuit beaucoup trop vite
Et de nos rêves ne reste rien

Doucement nos belles années s’égrènent
Entre la Mayenne et la Lorraine
Peu à peu s’effacent tous les souvenirs d’avant
Chacun de nous s’exile sur sa terre comme en ville
On n’est jamais que des passants

Sans retour nos bonnes années pâlissent
Dans l’ombre des soucis que se tissent
Et si quelquefois j’oublie de prendre ta main
Chacun de nous s’étonne au moindre espoir qui bourgeonne
Dans le meilleur du jour qui vient

Sens-tu nos frêles années qui chavirent
Dans le crépuscule nos ombres s’étirent
A l’heure où l’on sait rire de ses premiers tourments
Sur le fleuve de la vie nous voguons vers ce pays
Qui nous attend depuis longtemps

Chacun sa manière, vers le ciel, sur la terre
On n’s’ra jamais que des passants, que des passants

[RETOUR]

Le monde s’en fout

Un triste rien qui nous vient de loin
Si loin sans fin qu’il remonte aux cieux
Les cieux se figent et pleurent à l’envi
Plus d’envie pour faire briller nos yeux
Les yeux inquiets questionnent les dieux
Mais même les dieux ne savent rien

Visages éteints face à l’infini
L’infini ment lourd de nos désirs
Passent les désirs trois tours et s’enfuient
Fuite du temps qui porte l’ennui
L’ennui nous laisse deviner le pire
Mais pire encore les dieux nous oublient

L’étoile se meurt et s’éteint sans bruit
Un bruit qui gronde et monte comme un cri
Cri de souffrance et cri de mépris
Mépris qui tue et brise nos vies
Car passe encore que les dieux oublient
Mais pire que tout le monde s’en fout

[RETOUR]

Au bout du chemin

Au bord de la rivière, tu regardes passer
Charon qui vocifère, haineux et fatigué
Tous les pleurs et les cris de nos vies délétères
N’ont jamais réussi à rassasier Cerbère

REFRAIN
Ta place est prête
Agneau de Dieu ou bien simple brebis
T’aurais dû boire la vie jusqu’à la lie
Maintenant tu regrettes
Tout est fini
T’es arrivé au bout de ton chemin
Quoi qu’on ait pu te dire il n’y a rien
Au-delà de la nuit
Que la souffrance, et le silence
Long et froid
Prends ta croix

Il y a foule sur la rive, pour gagner l’autre côté
Tant d’âmes à la dérive, passagers trop pressés
Trois oboles c’est le prix, pressez vous d’embarquer
On sonne l’hallali, c’est l’heure de la curée

REFRAIN (bis)

Ça ne sert à rien que tu implores, la pesée des âmes a scellé ton sort
Passée cette porte tout espoir est vain, tu ne connaîtras que tourments sans fin
Yeah, yeah yeah yeah

Du neuvième cercle et ses eaux gelées, seul Lucifer pourrait s’envoler
Et quoi que tu endures ici bas, tu n’en mourras pas une deuxième fois
Yeah, yeah yeah yeah

[RETOUR]

L’injure

Dans ses nuits sombres, en mots obscurs
Il se murmure comme une injure
Des maux inconnus résonnent dans son cœur
Et le peuplent d’ombres et de peurs

Bien sûr on recherche la cause
Et si l’on suppose tant de choses
Rien ne laisse deviner les circonstances
De cette insondable souffrance

Il imagine dans ses songes
Cet étrange mal qui ronge
Son âme comme la gangrène
Et court furieux dans ses veines

Venue du fin fond des ténèbres
S’élève comme une élégie funèbre
Les accords lugubres comme un appel
Le conduisent tout droit vers sa stèle

Il pense aux traces fragiles
Sur lesquelles une main malhabile
Essaie de sculpter la fuite
Loin de la peine qui l’habite

Un frisson le surprend
Quand soudain apparaît
Au creux de son poignet
Un mince filet de sang

Il savoure cette offense
Qui dévore sa chair
Tandis qu’un flot amer
Vomit sa délivrance

Une à une ses larmes de sang
Noircissent la pierre de leurs tourments
Et s’unissent en une mare de souillure
Vestiges sanglants de ses blessures

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Une vie pour rien

Chaque fois qu’elle regarde les photos
Elle se souvient de ce temps
Où princesse elle rêvait de son prince charmant
Elle le rencontrerait bientôt
Et verrait le cœur battant
La passion les emporter dans son élan
Mais elle a dû déchanter au fil des années

Elle se met à sa fenêtre pour regarder les gens passer
Elle se dit qu’aujourd’hui peut-être, elle pourrait le voir enfin arriver
Des nuits de solitude à nourrir de sombres desseins
Comme elle abhorre cette certitude d’avoir gaspillé une vie pour rien

Elle a eu deux, trois aventures
Rien qui n’prête à conséquence
Des vétilles tellement loin de ses espérances
Elle s’efforce de faire bonne figure
Quand on lui fait remarquer
Qu’elle a déjà perdu tant de belles années
Elle ne peut imaginer qu’on l’ait oubliée

Elle se met à sa fenêtre pour regarder les gens passer
Elle se dit qu’aujourd’hui peut-être, elle pourrait le voir enfin arriver
Des nuits de solitude à nourrir de sombres desseins
Comme elle abhorre cette certitude d’avoir gaspillé une vie pour rien

Quelquefois quand la tristesse
Cède la place à la colère
Elle maudit, elle le confesse
Dieu, les hommes, la terre entière
Elle voit les autres, que c’est cruel
Pourquoi pas elle ?

Elle ferme sa fenêtre, une autre journée de passée
Est-ce qu’elle saurait le reconnaître s’il finissait un jour par arriver
Une nuit de solitude à nourrir de sombres desseins
Elle continue par habitude même si elle sait qu’elle gaspille cette vie pour rien

[RETOUR]

L’intolérance

Ils m’ont brimé, ils m’ont frappé
Et m’ont traité de sale pédé
Tout fier de mener la vie dure
A une erreur de la nature
Qu’est-ce que ça peut leur faire que je n’aime pas comme eux ?
Pourquoi n’ai-je pas le droit de choisir qui je veux ?
Pensent-ils ainsi
Me faire prendre le pli
Et que je vire ma cuti ?

Tant pis, je ne renie pas qui je suis
Parce que certains y voient offense
J’honnis l’intolérance qui fait son lit
Entre la peur et l’ignorance

Ils ont brisé toutes mes reliques
En me qualifiant d’hérétique
Ça les aurait tellement ravis
Que je professe des choses impies
Qu’est-ce que ça peut leur faire que je n’prie pas comme eux ?
Est-ce que c’est un crime d’adorer un autre dieu ?
Est-ce que je dois
Devenir apostat
Et faire une croix sur ma foi ?

Pourquoi devrais-je renoncer à mes choix
Parce que certains y trouvent offense
J’honnis l’intolérance qui fait son lit
Entre la peur et l’ignorance

Ils m’ont raillé, ils m’ont meurtri
M’ont dit « retourne dans ton pays »
Est-ce mon nom, ma couleur de peau
Qui m’avaient mis ces gens à dos ?
Qu’est-ce que ça peut leur faire que je n’sois pas comme eux ?
Est-ce qu’on ne pourrait pas tous ensemble vivre heureux ?
Dois-je me cacher
Faire semblant d’ignorer
Que je n’suis qu’un étranger ?

Pourtant, j’espérais vraiment que le temps
Puisse estomper les différences
Je crains de n’jamais connaitre de matin
Sans ces relents d’intolérance

[RETOUR]

Mais pas toi

J’ai eu tellement de peines et de blessures
Qu’avec le temps, j’ai forgé une armure
J’ai vite appris à faire preuve de prudence
Quand il s’agit d’accorder ma confiance
Je pensais bien retrouver un Judas
Sur mon chemin mais pas toi

Bien sûr je sais que le monde est cruel
Qu’il se repaît de venin et de fiel
Que l’on reçoit comme la pire des offenses
Tous les coups bas que des proches vous dispensent
D’être trahi j’aurais supporté ça
De n’importe qui mais pas toi

On s’était dit à deux on s’ra plus forts
On s’est promis à la vie, à la mort
Les rêves existent tant qu’on veut bien y croire
Rien de plus triste que bâcler une histoire
Et au final, la seule chose que je vois
C’est que j’ai mal mais pas toi

[RETOUR]

Briseur de rêves

Y’en a qui sont prêts à tout
Quand il faut briser des tabous
Y’a des fieffés séducteurs
Prompts à vous briser le cœur
Beaux parleurs

Y’en a qui brisent des serments
Des amitiés vieilles de 30 ans
Et d’autres qui brisent le silence
Au mépris des conséquences
Pour la danse

Refrain
Ouh, mais toi t’es bien pire, tu brises les rêves
Et tous les espoirs, tu les enlèves
Et plus jamais on n’s’en relève
Ouh, t’es qu’un putain de briseur de rêves
Qui aime vider les vies de leur sève
Et pompe jusqu’à ce qu’on en crève

Y’en a qui brisent des miroirs
Et se retrouvent 7 ans guignard
Pendant que d’autres s’évertuent
A vous les briser menu
M’as-tu-vu

Y’en a qui brisent des vases
Au risque de s’attirer des noises
Y’a des jaloux, des pervers
Qui aiment briser les carrières
Quelle affaire

Refrain

Ouh, mais toi t’es bien pire, tu brises nos rêves
Et tous nos espoirs, tu les enlèves
Et plus jamais on n’s’en relève
Ouh, t’es qu’un putain de briseur de rêves
Qui aime vider nos vies de leur sève
Et pompe jusqu’à ce qu’on en crève

[RETOUR]

L’espoir

Difficile de garder la foi
Quand on ne comprend pas pourquoi
Tant de gens souffrent autour de soi
Oubliées les voies désirables
Devenues si impénétrables
Qu’on préfère vendre son âme au diable

Ouh, j’ai pas de conseil à te donner
Mais ce s’rait une vraie bonne idée
De redonner à tous des raisons d’espérer

Le bien, le mal, quelle importance ?
Tu restes muré dans ton silence
Indifférent à nos offenses
Même tes prêcheurs les plus zélés
Ne peuvent plus absoudre nos pêchés
Avec leurs discours éculés

Ouh, tu restes sourd à nos prières
Tant pis pour nos âmes délétères
Et puissions nous expier dans les feux de l’enfer
L’enfer

Dieu, on suit comme des moutons
Ceux qui parlent en ton nom
Quand tout va de mal en pis
On s’invente des messies

Tu nous laisses vivre impénitents
Et tous nos cris et nos tourments
Consacrent le règne du Léviathan
Et tu contemples le spectacle
Alors je reste dans la débâcle
Profane en ta cour des miracles

Ouh, c’était pourtant une belle histoire
J’aurais tellement voulu y croire
Que dans les ténèbres subsiste une lueur d’espoir
D’espoir

[RETOUR]

Le silence

Encore ce rêve qui me poursuit
Et me réveille au milieu de la nuit
Ma main cherche en vain dans le lit froid
Puis je me rappelle que tu n’es plus là
Amour, bel et tendre amour
Quel est ce dieu aveugle et sourd
Qui scelle un destin cruel
Même pour les choses les plus belles

Des ombres défilent sans un bruit
Et me refusent toute chance de répit
J’attends que les limbes veuillent s’écarter
Et laissent ton fantôme venir me parler
Amour, merveilleux amour
J’avais tant redouté ce jour
Déjà les ténèbres t’avalent
J’ai si peur et j’ai si mal

Alors bien sûr qu’on savait
Mais on n’y pense jamais
Soudain on se souvient
Que toute chose a une fin
Ce jour là on comprend
Le prix exorbitant
Qu’il va falloir payer
Pour avoir juste aimé

L’écho du passé me fait mourir
Mais tout oublier serait bien pire
Le monde s’est tu, j’étreins le vide
L’horizon n’est plus que terres arides

Pourquoi une sentence
D’une telle violence
Y’a pas pire souffrance
Qu’entendre ce silence

[RETOUR]

Où étais-tu ?

Nuit sans escale, matin spectral
Mon corps se lève malgré moi
Mes mains accomplissent machinales
Des gestes répétés trop de fois
Des pilules pour grimer le monde
Et mettre en sursis la douleur
En assommant la bête immonde
Dont les griffes me labourent le cœur

Refrain
Où étais-tu, quand mes cris déchiraient les nues ?
M’as-tu entendu ?
Que faisais-tu, quand je t’implorais éperdu ?
Je t’ai attendu
T’es jamais venu

Les heures s’étirent et cherchent en vain
A m’affranchir de mon coma
Dépossédé de mon destin
Je vais où me mènent mes pas
Ni rémission, ni délivrance
Les blessures qui nourrissent mes peurs
Me condamnent à une existence
Qui n’a ni couleur ni saveur

Refrain

Est-ce qu’on peut apprendre à vivre sans désir ?
Ressasser sans fin d’amers souvenirs ?
Mes rêves ont vécu, sans toi point de salut
Je guette encore tes pas, viens vers moi
Ces mains qui se tendent veulent me retenir
Je me laisse tomber, le vide m’aspire
Sans cri ni offense, accueillir le silence
Fermer une dernière fois mes yeux las

Refrain

[RETOUR]

Qui perd gagne

Hey ! je sais, c’est pas c’que t’espérais
C’est si dur de croire au futur
Quand nos rêves se cassent la figure
Tu te perds, cœur et tête à l’envers
T’hésites entre hurler ta souffrance
Et te murer dans le silence

Refrain
Y’a tempête sous ton crâne
Un monde plein de drames
Pour quitter ce bagne
Joue à qui perd gagne
Quand le brasier s’enflamme
Et dévore ton âme
Affûte tes armes
C’est à qui perd gagne

Hey ! je sais, t’es plombé de regrets
Tu n’arrêtes pas de ressasser
Sans bien comprendre c’que t’as raté
Tu te sens déconnecté du temps
Rester la tête sous l’oreiller
N’empêche pas le monde de tourner

Refrain

Quand ta vie s’enlise dans la mélasse
Fais dos rond, et attends que ça passe

Hey ! je sais le mal que ça te fait
J’aimerais tellement trouver les mots
Pour apaiser ton cœur gros

Refrain

[RETOUR]

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