Aime-moi
7 heures, torpeur
Tu rêves lovée contre moi
Sans bruit, j’attends, je languis
J’épie ton sommeil, je guette ton réveil
J’aime sentir ton corps frémir
Quand je le frôle du bout des doigts
A travers les parfums
Des oreillers froissés
Se glisse le matin
Et son souffle glacé
Baisers légers
Morphée te libère de ses bras
Trainée dune goutte de café
Qui tombe et qui tranche sur ta peau blanche
Pour fêter cette belle journée
On retourne se coucher
D’un regard tu m’invites
Sur ton corps je me penche
Le plaisir prend la suite
Ce matin c’est dimanche
Que c’est bon d’oublier la raison
Et tous les p’tits tracas de la semaine
Se retrouver, prendre le temps de s’aimer
Avant d’aborder des rives incertaines
Aime-moi, sans toi
Y’a guère d’intérêt aux dimanches
Y’a plus d’intérêt aux dimanches
[RETOUR]
Desperado d’amour
J’crois bien que je t’aime, j’y peux pas grand chose
Et vu déjà com’ j’t’aime, plus moyen de mettre sur pause
Pour toi mon désir ne cesse de grandir
Je dévore ces plaisirs d’une faim à n’en pas finir oh oh oh oh
Je t’aime en goguette oh oh oh oh
J’en fais qu’à ta tête yeah yeah yeah yeah
J’t’aime au p’tit bonheur à tous vents et atout cœur
Desperado d’amour, perdu sans retour
Entre blues et bluette, sans perdre une miette
Je t’aime à la sauvette
J’t’aime à perdre haleine oh oh oh oh
Huit jours par semaine yeah yeah yeah yeah
J’t’aime à livre ouvert à en boire les rivières
Desperado d’amour damné pour toujours
Contre vents et marées, c’est ma destinée
Je ne peux que t’aimer
C’est fou comme je t’aime, ça me rend tout chose
Comme plus ça va, plus j’t’aime, j’ai bien peur qu’un jour ça implose
Que peut la raison contre la passion
Quand elle ouvre les ponts vers ces nouvelles sensations oh oh oh oh
Je t’aime à tout va oh oh oh oh
Cent fois et sans loi yeah yeah yeah yeah
J’t’aime à tout parier sur un seul coup de dé
Desperado d’amour perdu pour toujours
Au diable la raison et tous les sermons
Je t’aime sans façons
J’t’aime tel un Gavroche oh oh oh oh
Sans peur ni reproche yeah yeah yeah yeah
Je t’aime à cœur fendre, à s’éprendre et s’y méprendre
Alors maint’nant j’espère que pour toi c’est clair
Sous mes airs de voyou, je suis prêt à tout car je t’aime comme un fou
[RETOUR]
Elle court
Maquillage soigné, les cheveux tirés en arrière
Un tailleur austère complète son look de femme d’affaire
Ça lui donne un air sévère
Lui dit souvent sa mère
Mais pour elle plaire est secondaire, elle doit gérer sa carrière
Refrain
Alors elle court, elle court
Sans arrêt tous les jours
Elle court, elle court
Sans jamais voir l’amour
Planning surbooké, de séminaires en réunions
Rapports et mémos rédigés entre deux avions
Oubliés depuis longtemps
Tous ses rêves d’enfant
Les princesses modernes préfèrent le business aux princes charmants
Refrain
Elle dit qu’un homme dans sa vie
N’apport’rait qu’des soucis
Et qu’elle se contente très bien
D’aventures sans lendemain
Pourtant parfois seule la nuit
Un doute la saisit
Est-ce possible qu’elle se soit trompée
Sur les vraies priorités
Tans pis elle court, elle court
Sans arrêt tous les jours
Oh oui elle court, elle court
Sans jamais voir l’amour
Vacances écourtées, week-ends trop peu souvent oisifs
Toujours sur la brèche pour dépasser ses objectifs
Des sacrifices qu’elle a fait
Elle n’a guère de regrets
La seule chose qui compte aujourd’hui c’est de rester au sommet
Refrain
[RETOUR]
Faux semblants
Regarde-moi, qu’est-ce que tu vois ?
Juste un reflet de c’qui te plait
Je joue le jeu comme tu le veux
Viens je t’apprends à faire semblant
On préfér’rait ne pas devoir mentir
Trouver sa place sans jamais se trahir
On tourne en rond
Sans jamais trouver la bonne direction
Est-ce que tu m’aimes, si je suis moi-même ?
Qu’est ce que tu crois savoir de moi ?
T’as pas idée d’la vérité
Des impressions, une illusion
Seule l’apparence a d’l’importance
J’ai beau me prendre la tête entre les mains
Pour rêver fort à des cieux plus lointains
Ne plus souffrir
Ouvrir les yeux et simplement sourire
Est-ce que je t’aime, si je suis moi-même ?
Mais toi aussi, tu joues ta vie
Derrière les frasques, chacun son masque
C’est bien futile, mais si facile
De fuir ses peurs à coup de leurres
Que reste t-il de nos beaux idéaux ?
Des souvenirs qu’on porte en oripeaux
Tant pis, j’assume
Cet ersatz d’existence qui me consume
Est-ce que l’on s’aime, quand on est soi-même ?
Est-ce que l’on s’aime, si on est soi-même ?
[RETOUR]
Gaia
Gaia, qu’a-t-on fait de toi ?
Le glas sonne ton trépas
Terre de cocagne, à ton sein nourricier
Nos appétits voraces s’étanchent à satiété
J’honnis les chantres d’une folie suicidaire
Qui te souille et transforme tes jardins en déserts
Cette chair que je meurtris, oh oh oh oh
C’est elle qui me nourrit
Pardonne-moi si je l’oublie parfois
Gaia, qu’a-t-on fait de toi ?
Le glas sonne ton trépas
Qui se souvient de ta beauté passée
De ces moments heureux d’harmonie partagée
Et ni tes larmes, ni tes cris de douleur
Ne retiennent notre bras dans cette sombre fureur
Ce corps que je flétris, oh oh oh oh
C’est celui où je vis
Je me repens d’oublier si souvent
Et ce monde est le tien, oh oh oh oh
Si tu n’en prends pas soin, oh oh oh oh
Qu’en restr’a-t-il demain ?
[RETOUR]
Je m’effacerai
Si de tous mes rêves un matin tu t’éveilles
Et si tu trouves que mes lèvres n’ont plus le goût du miel
Si ton cœur devient cendre, étouffé de regrets
Je ne ferai pas d’esclandre, sans un bruit je m’effacerai
Si un jour tu prends bien plus que tu ne donnes
Si tu cherches à faire semblant, que plus rien ne t’étonne
Et si je sens venir le souffle d’un vent mauvais
Avant que les choses n’empirent, sois en sure je m’effacerai
Si tu te lasses lorsque je t’enlace
Et que tu manques t’espace
Si tu dérives vers une autre rive
Si tu n’y crois plus, à quoi bon qu’on continue ?
Et si d’autres rêves dans tes nuits t’émerveillent
Et si c’est par d’autres lèvres que tu touches le ciel
Plutôt que voir la flamme s’éteindre à tout jamais
Même si c’est la mort dans l’âme, ce jour là je m’effacerai
Si tu te lasses lorsque je t’embrasse
Et que tu manques d’espace
Si tu oublies tout c’qu’on a écrit
Si tu n’y crois plus, à quoi bon qu’on continue ?
[RETOUR]
Le vent de ta voix
Depuis que t’es partie
Je traine ma croix d’Charybde en Sylla
Perdu, je vis à vue
A hue à dia, au son de ta voix
Même quand on s’aime
C’est toujours les mêmes rengaines qui reviennent
Refrain
Tourne, tourne le vent de ta voix
Et coule comme un filet entre mes doigts
Vole et ne laisse que poussières
Tes sourires se noient dans la rivière
Tel un fantôme du passé
Qui se complait à me tourmenter
Tourne, tourne le vent de ta voix
Mais à présent il tourne sans toi
Sans fin, je me souviens
Parfum de glace, tes lèvres que j’embrasse
Si bleu l’anse de tes yeux
Reflets d’une ile pendue à tes cils
Refrain
Cruelle, l’échappée belle
Comme si ma vie s’était rétrécie
La nuit berce sans bruit
Mon lent trépas au souffle de ta voix
Même quand on voit
Comment ça finit chaque fois, on y croit
Refrain
[RETOUR]
Les couleurs de la vie
Bleu saphir tes sentiments
Blanc désir évanescent
Rouge pour te dire passionnément
Flamme et feu incandescent
Rose et chair presqu’indécent
Nimbé de reflets opalescents
Refrain
La vie a des couleurs
Qui font battre nos cœurs
Au soleil, sous la pluie
Toujours en harmonie
Émotion et douceur
La vie habille nos heures
De nuances essentielles
Plus riches que l’arc en ciel
Or brasier dans tes prunelles
Vert glacé qui étincellent
Désir écarlate qui ensorcelle
Oranger doux comme le miel
Pêche pêché originel
Palette aux tons riches et sensuels
Refrain
Sable et blond comme la dune
Argenté comme la lune
Pailleté d’or comme un rêve de fortune
Refrain
[RETOUR]
Manque de toi
J’ai claqué la porte à mes amours mortes
Rangé au placard toutes mes idées noires
De mes souvenirs, j’ai jeté le pire
Pour ne garder que les rires
Refrain
Je vais bien de nouveau j’existe
Je ne suis même plus triste
Au mot bonheur je signe et je persiste
J’ai décidé de tourner la page
Pour découvrir d’autres paysages
Quand je léchais mes blessures
Je faisais piètre figure
J’ai douté parfois, aujourd’hui je crois
Pouvoir vivre avec ce manque de toi
Au gré des courants, s’envolent doucement
Les pages étiolées de nos belles années
Des rêves un peu fous, des baisers si doux
Images de plus en plus floues
Refrain
Puisque c’est comme ça, que j’n’ai pas le choix
Je vivrai avec ce manque de toi
[RETOUR]
Mic mac blues
Baby
Ça m’désole un peu
Mais j’pense que c’est mieux
Qu’on se dise adieu
Tant pis
Je tourne casaque
Tu peux r’prendre ton sac
De cliques et de claques
Bye bye baby tchao
Désormais j’s’rai abonné absent à ton numéro
J’en ai plein l’dos
De tes sautes d’humeur andalouse
Mic mac blues
Baby
J’te laisse tes tempêtes
L’amour force 7
C’est trop prise de tête
Furie
Où as-tu appris
Que l’amour se vit
A corps et à cris
Bye bye baby salut
Je te rends les armes considère-moi porté disparu
Je n’supporte plus
Tes excès d’humeur andalouse
Mic mac blues
Bye bye baby j’t’embrasse
Il faudra du temps avant qu’une autre ne prenne ta place
Ça laisse des traces
Les feux d’une passion andalouse
Mic mac blues
Adieu ma passion andalouse
Mic mac blues
[RETOUR]
Nos vies
Dans tous les parcours, il y a des errances
De nombreux détours, souvent vides de sens
Y’a des mots qui rassurent, pour panser les blessures
On joue avec le feu à s’en bruler les yeux
Des combats pour asile qu’on mène sur un fil
Pour défendre sans peur nos idéaux du bonheur
Des vies sans pli, des vies sans bruit
Des vies d’envies qu’on aplatit
Même quand on doute, on trace la route
Même dans le noir, on veut y croire
Des vies sans bris, des vies sans prix
Des vies qu’on vit sans appétit
Même quand on perd, on se repère
Même dans l’ennui, y’a une sortie
Et nos vies sont cravachées
Moi ma vie, j’veux la rêver
Que chaque instant soit étincelle
Que tous les jours soient promesse au goût de miel
D’une bonne nouvelle
Dans toutes les folies, il y a des hasards
Des portes qu’on choisit, le cœur plein d’espoir
Y’a des mots qu’on évite, d’autres qui s’enfuient trop vite
On a peur de souffrir si l’on devait partir
Dans notre tour d’ivoire, on s’invente des histoires
Pour suivre avec ardeur notre quête du bonheur
Des vies sans pli, des vies sans bruit
Des vies d’envies qu’on aplatit
Même quand on doute, on trouve sa route
Même dans le noir, on peut y croire
Des vies sans bris, des vies sans prix
Des vies qu’on vit sans appétit
Même quand on perd, on se repère
Même dans l’ennui, y’a une sortie
Et nos vies sont cravachées
Moi ma vie, j’veux la rêver
Que chaque instant soit étincelle
Que tous les jours soient promesse au goût de miel
D’une bonne nouvelle
[RETOUR]
